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Établissement de la problématique
La première classe de primaire à Tensobtenga arrivera à la fin de son cursus scolaire en mai 2011, après 5 ans d'école primaire.
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Pourtant, les enfants se retrouvent sans grande possibilité de continuer à étudier car il n'existe pas de collège dans les environs.
En effet, il n'existe pas d'établissement secondaire technique et professionnel public à Zorgho ou à Kogho, les villes voisines, et les lycées d'enseignement général à Zorgho sont surpeuplés.
Le dilemme est donc d'envisager la possibilité de construire un collège afin que les étudiants ayant terminé l'école primaire puissent poursuivre leurs études, ou de continuer dans la construction des écoles primaires dans les villages isolés et ruraux.
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Le choix s'est arrêté sur la construction d'un collège à Kogho.
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Le projet : collège, spécialisation et localisation
Le taux brut de scolarisation au primaire est passé de 6,7 % en 1960 à 72,5 % en 2008, ce qui démontre de bons résultats dans l'effort réalisé dans l'éducation primaire depuis les années 1960.
Au secondaire, cependant, le taux de scolarisation est passé seulement de 10,2 % en 1998 à 20,7 % en 2008.
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Le manque de moyens mis en place par l'État pour la construction d'établissements secondaires et le surpeuplement de ces derniers expliquent ce faible taux de scolarisation. Ceci justifie aussi la nécessité de construire un collège dans le milieu urbain.
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D'ailleurs, en 1995, le projet de développement de l'enseignement post-secondaire (PEPP) a tenté de changer cette tendance en approuvant le « Programme Accroissement des Capacités d'Accueil » (PACA), dont l'objectif était de « doter tous les départements et les gros villages en collèges mais aussi à décongestionner les grands centres urbains par la construction de nouveaux lycées ».
Toutefois, le taux de réussite du certificat d'études primaires (CEP) est encourageant avec 70 % de réussite en 2002-2003, contre 48,6 % en 1997-1998.
Ce taux est de 100% à Tensobentenga. Ces chiffres justifient aussi la mise en place d'un collège qui offrira une plus grande possibilité à ces élèves du primaire de poursuivre des études secondaires.
Ainsi, les bons résultats obtenus par le gouvernement et Crayons de Soleil pour la mise en place d'écoles primaires justifieraient de donner maintenant la priorité au secondaire, compte tenu de l'insuffisance des établissements à ce stade.
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Au cours de l'année scolaire 2009-2010, le Burkina Faso possédait :
- 9868 établissements d'enseignement secondaire général (dont 517 publics),
- 103 établissements techniques et professionnels (dont 12 publics),
- avec un effectif total de 25 007 élèves dans ces derniers .
- Des moyens bien insuffisants, d'où la pertinence du projet de Crayons de Soleil de se lancer dans l'investissement d'un collège technique et professionnel public. Ce dernier possèdera une spécialisation adaptée à la région, en accord avec les domaines déjà étudiés au primaire, soit l'élevage, l'agriculture et la couture. Les programmes en vigueur présentent de trop nombreuses disparités au niveau du contenu, dans l'approche pédagogique et enfin dans les systèmes d'évaluation. . Le projet devra donc suivre les exigences de l'article 9 de la loi d'orientation de 2007, afin de respecter les réformes mises en place par l'État dans l'éducation.
Dans la continuité de la pédagogie innovatrice de Crayons de Soleil, il est suggéré de mettre en place, en dernière année, un nouveau cours dans le curriculum portant sur la création de coopératives. Il s'agit d'aider l'insertion des jeunes finissants au marché du travail. Aussi, il est proposé de suivre les décisions du gouvernement en matière d'intégration des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) dans l'éducation . Les différents programmes basés sur les technologies de l'information et de la communication pour l'éducation ou l'enseignement (TICE) mis en place par l'État et ses partenaires peuvent aussi servir de ligne directrice.
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